Trop libres ? Trop expérimentaux ? Trop chers ? Les Passagers de la nuit qui ont beaucoup travaillé sur les archives et la mémoire radiophonique ont fini par se fondre avec leur sujet d’études : il faudra dorénavant en parler au passé. L’émission de Thomas Baumgartner ne sera pas présente à la rentrée, son bail n’ayant pas été renouvelé par Olivier Poivre d’Arvor.
Décision sans appel pour ce qui était une des cases la plus inventives de la station, une des vraies bonnes raisons d’écouter (encore ?) France Culture. Après deux années d’une richesse créative enviable et de recherches éditoriales forcément inégales, l’émission serait sans nul doute arrivée à maturité lors de sa troisième saison. Le nouveau directeur de France Culture en a décidé autrement mais ne s’est pas encore exprimé, pas plus que Thomas Baumgartner. Dans les couloirs de la Maison ronde, certains pensent à des raisons économiques à ce choix, d’autres avancent la construction d’une nouvelle grille, avec les jeux de pouvoir et de réseaux y afférant. La place de la création radiophonique, pourtant inscrite dans les gènes de la station, devrait y revêtir une nouvelle forme qui reste pour le moment à définir.
Non annoncée officiellement, cette suppression tombe à une période que l’on dit très agitée à France Culture, où nombre de producteurs ne sont pas rassurés sur leur destin. La disparition des Passagers n’est pourtant pas totalement surprenante : la quotidienne avait été amputée à la rentrée dernière de 20 minutes pour passer à une demi-heure ~ pas forcément très bon signe pour son avenir. Parallèlement, l’ACR était lui aussi raccourci pour être “recadré” sur soixante minutes. Mauvais temps pour les tenants d’une certaine vision de la radio, donc, qui semble aujourd’hui encore chercher une pérennité sur des ondes censées lui être acquises. Il faudra donc se dépêcher de profiter des dernières visites des Passagers, à l’antenne jusqu’à la fin de la saison actuelle, fin juillet. Thomas Baumgartner proposera pendant l’été une série de ses Mythologies de poche de la radio. C’est peut-être dans ce genre d’émission patrimoniale que l’on retrouvera, un jour, les Passagers de la nuit.
C'est grâce au blog Mediateletipos que nous apprenons l'existence du réjouissant néologisme sodcasting ~ qu'on pourrait traduire (en restant poli) par idiodiffusion ~ qui désigne les comportements adolescents consistant à diffuser de la musique dans l'espace public via leurs téléphones mobiles. En particulier, ce sont les Britanniques qui s'interrogent beaucoup sur les raisons d'un tel comportement, dans le but de parer ce qui en quelques années est devenu, à leurs oreilles, un vrai problème de société. Plusieurs aspects soulèvent la colère des usagers des transports notamment : le type de musique, la qualité médiocre du son et le volume sonore contribuent à générer un sentiment d'agression. Quant aux motivations de ces ados, elles sont souvent innocentes et pas très surprenantes. Pour eux, il s'agit de marquer leur appartenance à un groupe et de se construire un territoire commun qui soit aussi une bulle protectrice. Si certaines voix du côté des pouvoirs publics souhaitent agir par la loi, d'autres songent que la seule solution pourrait être l'éducation à l'écoute.
Rachel Renault, La mystérieuse Chatte de Chantal, huile sur toile, 97 x 146 cm, 2011.
Après la première expérience radiophonique #nuitsujet (cf. notre brève d'auditeur dans Syntone), Radio Nova et le site d’information spécialisé sur les questions numériques Owni ont remis le couvert pour une nouvelle hybridation web et radio le 30 mai dernier. Le mot d’ordre, Hack! (qui signifie en anglais “tailler, couper”, fait référence à la manipulation d’un système et son possible détournement) a donné le ton à cette nuit pensée comme un “big foutoir numérique et radiophonique sur la mise en réseau du monde”. Grand lecteur d’Owni, j’étais à l’écoute de ces six heures de programme, orchestrées par Julien Goetz et Mathilde Serrel et diffusées à la fois sur Radio Nova et sur internet à travers, comme pour la première édition, une web-application bien léchée développée par Owni et illustrée par Loguy.
Les heures défilent selon différentes thématiques (Les pirates d’aujourd’hui, Piraterie et politique, Economie et piraterie...), les chroniqueurs s’enchaînent dans les studios pour discuter du hacking et de la place des pirates dans la société. L’interaction avec les auditeurs-internautes fut améliorée avec Romain Saillet qui faisait le lien entre le studio et l’activité sur le réseau : comme pour la première édition de la #nuitsujet, il était possible de poser des questions aux chroniqueurs et d’apporter plus d’informations sur les sujets abordés. Le temps a cependant restreint de nombreuses interventions et le programme de cette nuit, peut être un peu trop chargé, a empêché certains chroniqueurs d’exposer plus longuement leurs positions ou de permettre l’échange avec les auditeurs qui réagissaient sur le web.
Travail intéressant sur la forme, une compilation d’extraits des chroniques et d’interventions de l’heure précédente était diffusée afin de clôturer chaque thématique et rythmer l'émission en invitant l’auditeur à poursuivre l’écoute. De fausses publicités ont également été réalisées pour l’occasion rappelant ce qu’avaient fait Fred Tousch et Diane Bonnot pour le “Salon de la femme” en mars dernier. Cependant, la publicité (réelle cette fois) demeurait trop présente sur les ondes de Nova pour cette nuit spécialement consacrée au hacking et à la piraterie.
(cc) Par le dessinateur T0ad pour la #nuitsujet HACK ! d'Owni et Radio Nova, Ownipics sur flickr
Question d’écoute
La #nuitsujet est sans aucun doute une expérience radiophonique. Il est plaisant de ressentir l'effervescence dans les studios, d'entendre que l’on se presse, se croise, s’enchaîne pendant ces six heures de direct. Le rythme est intense, parfois un peu trop, et l’écoute peut être vite perturbée par la somme d’informations intéressantes qui convergent sur la web-application en complément de ce qui est dit à l’antenne. Mais tout cela reste disponible et peut se lire dans un second temps, distinct de l'écoute si on la pense attentive. Cette nuit est disponible en podcast sur le site de Nova (lire aussi le compte-rendu d'Owni). Mais combien de personnes iront-elles l'écouter après coup ? Notre écoute n’est certainement pas la même lorsque l’on sait que l’euphorie que l’on entend est vécue en direct depuis les studios. Owni développe actuellement une interface de replay enrichie qui sera censée permettre un nouveau type d’écoute de podcast. La #nuitsujet est-elle parmi ces nouvelles formes radiophoniques à l’ère du 2.0 ? Une expérience véritablement “post-média” comme la présente Nova ? Ce ne sont peut-être que des termes actuellement à la mode qui n’ont pas vraiment de sens clairement défini mais qui ouvrent la réflexion sur notre rapport à l’écoute. La radio, tout comme le web, reste un média. De la radio augmentée oui, mais pourquoi parler de post-média ?
Radio et hacking sonore
Le hacking fut abordé dans un sens large tout au long de ces six heures : piratage informatique, monnaies, brevets scientifiques, droit d’auteur, bio-hacking, street art… autant de sujets qui convergent vers une définition du hacking comme bidouillage, détournement, réappropriation, qui stimulent la création. Un regret : paradoxalement, je n’ai entendu que trop peu parler des pirates de la radio. Ni du potentiel de ce média quant à la diffusion de l’information et aux formes hybrides auxquelles il pourrait donner naissance. Mais s’il est question de bidouillage et de détournement, la place de la radio ne doit pas se limiter à l’histoire des radios pirates. Comment la radio peut-elle détourner, être “pirate” aujourd’hui, 30 ans après la légalisation des radios libres ? Plus largement, de quelle manière le sonore peut-il pirater l’espace de la ville ?
Le film suédois Sound of Noise réalisé par Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson nous donne à voir ce que pourrait être un véritable hacking sonore urbain par une bande de six percussionnistes. Pensons aux soundwalks ou balades sonores qui proposent une autre approche de l’espace à travers l’écoute. Ces créations se développent en France (notamment avec Territoires sonores et ses ateliers de baladocréation, à Marseille Radio Grenouille développe également un projet de soundwalks pour l’année 2013) tout comme outre-Atlantique (à écouter, la très intéressante promenade audio Hearing There de David Drury à Montréal ou Mutations, parcours sonore d’Antoine Bédard sur les rapports entre musique et architecture). Aux États-Unis, le projet Urban Remix du Georgia Institute of Technology d’Atlanta invite à collecter des sons dans la ville pour ensuite les remixer librement, et incite à détourner et créer une autre manière d’entendre la ville et de la parcourir. En France, la webradio Radiolab a également comme projet de réaliser des créations sonores en rapport avec l’espace urbain. Il est possible de coller ou de graffer des codes QR (petits codes barres pouvant être créés librement) dans un lieu particulier de la ville, qui, une fois lu par un téléphone mobile renvoient le passant curieux à une création sonore correspondante. Une piste de plus pour permettre aux artistes du son de s’inscrire dans l’espace public.
C’est dans ces possibles détournements que réside l’aspect passionnant du son et son immense potentiel subversif et créatif qui nous donne à imaginer la radio de demain. Une dimension qui pourrait être davantage prise en compte par Owni qui s’intéresse à l’espace urbain et à notre rapport à la ville (à lire les articles de Philippe Gargov et NicolasNova, notamment la série Urban After All).
(cc) Anonymous par Ophelia Noor sur flickr
Archives photographiques de Radio Panik, issues de la collection de Marcel Xhaufflaire ~ Sainte-Suzanne, à Schaerbeek dans les années 80, priez pour nous. Au troisième top il sera un œuf. Studio d'ombres.
De la Journée de la Création Radiophonique du 4 juin 2011, visible et médiatisée dans un enthousiasme consensuel (Télérama, Les Inrocks, France Culture...), nous ne pouvons honnêtement rien dire de la programmation en elle-même. Il était en effet impossible d'être à l'écoute vingt-quatre heures durant. Et si, dans ce que nous avons capté, tout ne nous a pas plu, c'est donc qu'il y en avait pour tous les goûts. De fait, l'un des objectifs de l'équipe programmatrice ~ embrasser un panorama de la création radiophonique actuelle ~ fut atteint avec succès. Mais la question qui nous vient tout de suite après est donc : comment cela a-t-il été donné à entendre ? Y a-t-il eu une écriture radiophonique pour guider l'auditeur tout au long de cette centaine d'œuvres ? Littéralement, ce fut une journée (faite) de création(s) radiophonique(s), mais fut-ce pour autant... de la radio ?
Certes, la question est un peu outrancière ! Loin de nous l'idée de fustiger l'habileté en ce domaine dont ont fait preuve pour chacune de leurs pièces nombre des artistes programmés, mais ce n'est pas chercher la petite bête que de s'intéresser à cet aspect des choses qu'on nomme habillage même si, à première vue, il paraît secondaire au regard de l'autre objectif affiché des programmatrices : promouvoir la création issue des artistes indépendants et des radios associatives. Le pari de cette Journée aurait dû être, justement, de réussir à susciter l'écoute d'une riche et dense playlist. Mais de quoi parlons-nous exactement ? Rappelons donc qu'entre les œuvres programmées étaient insérés des jingles ressassant, comme c'est leur rôle, l'identité du Radiophonic Creation Day (souvent revenaient les mêmes), ainsi qu'une très brève présentation de la pièce à suivre : nom de l'artiste, pays d'origine, titre de l'œuvre (avec des erreurs comme “Francisco López, UK” au lieu d'Espagne, ou encore “Sol Rezza, España” au lieu d'Argentine). Alors, minimum syndical ou parti-pris radical ?
Comment promouvoir la création radiophonique, notamment envers des nouveaux publics que l'on espère toucher ? On peut décider d'accompagner l'auditeur, le prendre par la main (ou le mener par le bout du nez ~ pas de didactisme à tout prix) en lui donnant quelques clés, quelques repères... ou on peut, au contraire, préférer la politique abrupte “à prendre ou à laisser” comme c'était le cas ici. Quand le logiciel de programmation tourne en roue libre avec sonals et annonces pré-enregistrés, le flux radiophonique devient une voix sur rails, la grille un carcan qui rend la respiration difficile. Aurait-il été impossible d'écouter durant vingt-quatre heures s'il n'avait pas manqué, du côté de l'émetteur, le désir du possible ? Pourquoi me sentirai-je concerné par une radio automatisée ? L'absence de direct est sans nul doute un aspect pratique qui techniquement facilite la transmission aux nombreuses radios partenaires et permet d'aller boire des verres après avoir lancé la machine. Rêvons à un direct, un relais humain à l'animation, comme évidence que quelque chose vit et se vit de part et d'autre du poste. Car une playlist, aussi intelligemment pensée soit-elle, n'est de la radio que potentiellement.
Carmen Palumbo ~ Jusqu'ici tout va bien. Toutes les Images radiophoniques.
Nous sommes tombés sur une série de sons nommée Radio Wide World, mise à disposition par Jeff Gburek, un artiste étasunien qui vit actuellement à Poznań en Pologne. Dans les années 90, il a enregistré la radio. Rien de bien original jusque là, mais c'est ce qu'il en dit qui nous intéresse... Montage cut entre sa note d'intention et un entretien par courriel :
“Ces enregistrements sont le résultat d'une expérience très étrange que j'ai vécue entre 1994 et 1996 à Florence. J'y faisais des études de littérature italienne et j'habitais un ancien couvent sur la via Guelfa. Aux petites heures de la nuit, je passais mon temps à enregistrer sur cassette les diffusions en ondes courtes, en AM et en FM. Aujourd'hui, la valeur de ces archives me paraît manifeste au vu de l'évolution du monde de la radio. C'est clairement un témoignage d'une autre époque. Pour décrire le plus exactement possible ces enregistrements et mettre en évidence que c'était de la captation en direct et non pas une matière retravaillée (du cut-up), j'ai créé le terme “radio-phonographie” il y a quelques années. C'est une étrange coïncidence que d'avoir appelé de manière presque prophétique cette série d'environ 13 cassettes de 90 ou 120 minutes chacune Radio wide world. Ce terme signifiant radio mondiale renvoyait inconsciemment au développement du réseau internet qui, au milieu des années 90, était en train de devenir une réalité concrète. L'émergence d'internet est sans un doute un facteur très important dans le déclin de la radio.
J'ai l'impression d'avoir incidemment saisi un point culminant de la radio. Généralement, la plupart des radios locales cessait d'émettre aux petites heures de la nuit. Et la bande était alors envahie de signaux saccadés venus d'ailleurs. Et c'est en grande partie ce que vous pouvez entendre dans les enregistrements. Cette mosaïque de cultures, musiques, langues et bruits me mettait aussitôt en état de transe. Et en touchant l'antenne de la radio, je permettais au récepteur d'atteindre d'autres strates du signal. Mais le plus curieux a été quand j'ai commencé à entendre des satellites ainsi que des sons que j'ai identifiés plus tard comme étant les manifestations radiographiques de pulsars, taches et éruptions solaires ou que sais-je encore. Ce champ auditif qu'on appelle bruit blanc n'était aucunement vide mais plutôt nervuré de tous ces messages cachés. Ainsi la radio est devenue le témoin de ce ou ces mondes invisibles. Ce n'est pas uniquement l'évolution de la programmation radiophonique qui rend ces documents uniques. De nos jours, les postes de radio ont des mécanismes numériques qui ne permettent plus de caler les stations manuellement, et cela peut réduire considérablement l'expérience radiophonique. L'inspiration principale de mon projet réside au-delà des controverses autour de la mort ou de la renaissance de la radio à cause de l'internet, et consiste dans le fait que j'aimais la radio comme une manière de scanner le cosmos. C'était une exploration. Je ne cherchais pas une station particulière ou une chanson ou un journal d'info. L'espace entre ce que nous appelons bonne et mauvaise radio, c'était ce qui m'intéressait et cela incluait tous ces bruits et ces accidents, ces parasites ioniques, ces hétérodynes, ces rebonds de signaux d'un bout à l'autre de la planète et bien sûr l'éventualité extraterrestre ! Vous ne pouvez rien connaître de tout cela quand vous écoutez le “98.5 sur la bande FM” ou quand vous cliquez sur un stream. Vous vous souvenez peut-être de la radio dans l'Orphée de Cocteau, source de messages sybillins d'un autre monde... Je ne suis pas certain d'avoir capté ce genre de choses mais mes oreilles ont pris leur pied dans tout ça.
Combing the Aether for Strings 1 by Radio Wide World
Suite à cette première expérience entre 1994 et 1996, j'ai pu poursuivre mes recherches au Nouveau Mexique après avoir déniché une radio militaire à ondes courtes datant de 1963 dans un vide-grenier. J'ai commencé à enregistrer les émissions et aussi à l'utiliser comme instrument musical dans mon travail d'artiste. J'avais enregistré sur un radiocassette, un petit, ce n'était pas un ghetto blaster. Il avait une fonction auto-reverse. Ainsi une partie des enregistrements a été fragmentée entre les deux faces. Quand j'ai commencé à les numériser j'ai dû décider comment les coller, comment les assembler. Et comme les cassettes étaient datées et que je voulais garder des sessions relativement longues, j'ai dû parfois rattacher une partie de la session à sa suite sur une autre cassette. (Il y a eu des moments où la session d'enregistement étant tellement prenante, je me retrouvais sans cassette vierge et du coup, obligé de sonder toutes mes cassettes de musique pour trouver de la place. Avec le temps, cela a fragmenté un peu le projet.) Les sessions d'enregistrements évoluant, je suis devenu coutumier des bruits étranges et des raccords aléatoires autrefois tellement surprenants. Mon premier essai de tout mettre dans l'ordre s'est déroulé quand j'ai pu utiliser un enregistreur Tascam 8 pistes en 2001 au Nouveau Mexique. (Je n'avais pas à l'époque un ordinateur assez puissant pour faire du son.) J'ai ainsi pu tout transférer et j'ai rajouté de nouveaux enregistrements radio faits durant mes voyages à Java et Bali ainsi que des enregistrements faits avec ma radio militaire à ondes courtes. Quand j'ai eu mon premier ordinateur vraiment puissant j'ai commencé à remixer. Pour toutes les sessions de mix, j'avais une seule et unique règle : continuer de travailler jusqu'à atteindre le sentiment étrange et indescriptible que j'avais ressenti lors des premiers enregistrements. Parfois, je me mettais aussi à enregistrer en même temps la transmission de la radio militaire à ondes courtes, pour être au plus près de l'expérience originale. J'ai arrêté les remix en 2005. J'ai préparé un boîtier de 4 CDs en édition limitée que je voulais faire sortir à une plus grande échelle. Mais le distributeur américain a fait annuler le contrat parce que j'aurais prétendument emménagé à Berlin pour bénéficier du taux de change. Une partie des enregistrements a été diffusée par Steve Peter pendant le Aetherfest, un grand festival d'art radiophonique tenu pendant une semaine sur les ondes de KUNM à Albuquerque, Nouveau Mexique. C'était en 2003.
Ces phonographies ne sont absolument pas propres et même si elles ont été mixées à plusieurs reprises, je me suis toujours évertué à privilégier le côté brut et rester fidèle à cette sensation d'envoûtement et d'euphorie que j'ai ressentie au tout début. Au fur et à mesure des mises en ligne sur Soundcloud, je donnerai des détails sur les conditions d'enregistrement dans la case commentaire de chaque morceau. Je voudrais remercier mon colocataire de la via Guelfa, John Elmanahi. Il n'a jamais fait la moindre remarque désagréable, et a vécu toutes ces nuits avec des bruits bizarres émanant de la cuisine où je travaillais à la lumière de la bougie jusqu'aux premières lueurs de l'aube.” (Jeff Gburek)
Traduction : Cristina Anghel
• Qu'est-ce que Syntone ? ![]()
• Contact
|
• Articles
• Notules |
• Chroniques : ACR Arte Radio Ousopo Par ouï-dire Radia Silence Radio Autres chroniques |
• 10 février : participation festival Sonor • Nantes ~ appel à créations [web]
• 12 février : Accueil en production de création radiophonique (ACSR) ~ appel à projets, bourse [web]
• 13-17 février : Création radiophonique, avec Mehdi Ahoudig • Nantes ~ formation [web]
• 16 février : pariticipation Ousopo, contrainte n°3 ~ concours [web]
• 26 février : Goûter d'écoute (ARTE Radio) • Paris ~ séance d'écoute [web]
• 27 février-13 mars : Réalisation d'un documentaire radiophonique, avec Frédérique Pressmann • Noisy-le-Grand ~ formation [web]
• 1er mars : participation “120 hours for John Cage” (free103point9) ~ appel à créations [web]
• 1er mars : inscription Grand Prix SGDL de la fiction radiophonique ~ compétition [web]
• 12-13 avril + 9-11 juillet : Création radiophonique, avec Mehdi Ahoudig • Nantes ~ formation [web]
• 28 avril-5 mai : Se former au documentaire sonore avec K. Mortley et M. Ahoudig • Arles ~ formation [web]
• 2-13 mai : Sonor • Nantes ~ festival
• 15 mai : participation festival Les Radiophonies ~ appel à créations [web]
• 21-28 juillet : Se former au documentaire sonore avec K. Mortley et M. Ahoudig • Arles ~ formation [web]
• 15 septembre : Brouillon d'un rêve sonore (Scam) ~ bourse, appel à projets [web]
• 27 octobre-3 novembre : Se former au documentaire sonore avec K. Mortley et M. Ahoudig • Arles ~ formation [web]
Derniers Commentaires