syntone ACTUALITÉ ET CRITIQUE DE L'ART RADIOPHONIQUE

 

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Tout de même, les auditeurs de France Culture sont-ils d'une espèce particulière ? Quelles autres chaînes peuvent-elles s'enorgueillir d'autant de férus engagés autour de ses contenus, de sa politique de programmation, de son devenir ?

France Culture, c'est leur radio, absolument. Tous partagent un dévouement, un engagement bénévole, un attachement profond à la notion de service public. Si leurs constats se recoupent souvent ~ notamment autour de la baisse de qualité des programmes ~ tous ne s'accordent pas sur la forme à donner à leur action. L'association des auditeurs de France Culture (AFC) assure son “soutien critique” à la direction et aux producteurs de la chaîne. Plus revendicateur, le forum pétitionnaire Défense de France Culture fut très virulent sous la direction de Laure Adler entre 1999 et 2005. Il est quelque peu endormi aujourd'hui, mais a probablement essaimé dans les commentaires à Quai de Seine, le blog de Jean Lebrun qui est producteur et cadre de la chaîne culturelle : ce blog est un champ de bataille hallucinant, ne vous y aventurez qu'avec un masque à gaz ! À côté, le forum Regards sur France Culture joue le rôle de soupape, dans un souci constant de décrypter les contenus plutôt que les agitations médiatiques.

D'autres sacerdoces se font plus discrets. Le site de Monk sauvegarde la grille des programmes jour après jour depuis des années, Fabrique de sens met en ligne des transcriptions intégrales d'émissions et le groupe ANPR “à ne pas rater” s'échange les archives sonores de France Culture, comme au bon vieux temps de la copie cassette (au sens littéral pour certains membres, qui sont occupés à numériser leurs enregistrements d'avant l'ère du podcasting). Un tel dévouement devrait faire honneur à la chaîne. Il témoigne en tout cas que l'engagement de citoyens auprès du service public radiophonique est une réalité, une réalité parallèle dont on se demande si elle rencontre parfois la réalité décisionnelle de la chaîne.

Etienne Noiseau


France Culture par Arnaud Fleurent-Didier (2009)
Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 15:55
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Une œuvre qui hante chaque festival du genre (encore une séance d'écoute, à Bordeaux ce week-end), un nom qui revient dans toutes les conversations du milieu, même et surtout dans la bouche des jeunes créateurs, une poignée de films, un événement en préparation à l'INA et depuis quelques semaines un “ouvrage définitif” au titre emphatique, Yann Paranthoën, l'art de la radio... Sans vouloir porter ombrage à la qualité de l'œuvre ni à l'intégrité de la personne, on peut tout de même s'interroger sur le monopole pris par la figure du “tailleur de sons”, et le consensus à son sujet.

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Certes, nous sommes dans une époque particulièrement friande de destinées individuelles hors du commun et de figures exemplaires auxquelles s'identifier. Ainsi, Yann Paranthoën représente la nostalgie du XXème siècle. Sa disparition en 2005, en pleine mutation technologique ~ qui comme chacun le sait revêt une signification plus profonde que le simple changement de techniques ~, est un adieu au siècle qui fut aussi celui du mythe de l'ascension sociale. Répétée à toute occasion, c'est une “belle histoire” que celle du documentariste breton : fils d'un tailleur de pierre, entré “par hasard” à la radio d'État comme technicien, puis, outrepassant les barrières hiérarchiques et corporatistes, il devient producteur de ces propres documentaires. Aucun autre “ouvrier” de Radio France n'a eu et n'aura jamais le statut extraordinaire de pouvoir bénéficier d'un studio personnel et de signer son travail en tant qu'auteur. De son vivant, Paranthoën était déjà une exception. Peut-on bâtir un modèle à partir d'une exception ?

Par deux fois, j'ai eu la chance d'entendre Yann Paranthoën parler de son travail devant public. La première était éblouissante. La seconde, décevante : il resservait le même discours, aux mots près, les mêmes mots qu'on retrouve d'ailleurs dans les propos publiés ici et là. Un discours coloré qu'il s'était bricolé par nécessité, lui qui n'était pas un intellectuel. Mais l'essentiel est ailleurs, car la question paradoxale que son message soulevait était : Qu'est-ce que je peux faire avec ça ? Il me parle de prise de son analogique, de souffle de bande, du toucher de la matière, de montage au collant... mais je suis bien obligé de faire autrement, avec les techniques actuelles. Alors, que signifie aujourd'hui l'aura de Yann Paranthoën ? Pourquoi nous manque-t-il ? Peut-être parce qu'à travers son opposition au passage obligatoire au numérique, il symbolisait une certaine conscience, une certaine intransigeance dont tous les autres auraient manqué, dont nous manquerions encore, face aux rouleaux compresseurs de toutes sortes. Paranthoën était sans doute de ceux qui tiraillaient sans cesse face à l'âpre réalité de la radio mass-média, essayant de l'amener vers autre chose, de réaliser ses potentiels de moyen d'expression unique, comme d'autres, il y a très longtemps, l'avaient fait pour le cinéma. Cependant, dans les dernières années, Paranthoën s'était en quelque sorte placardisé lui-même, en refusant la diffusion de ses productions depuis que France Culture employait un compresseur d'antenne. Et cela n'empêchait bien sûr pas la machine de tourner.

Pour résumer, tâchons de ne pas enterrer avec Paranthoën l'âge d'or qui l'a fait naître et accompagné. D'autres figures méritent la lumière et resteront peut-être dans l'ombre. Plus encore, tandis qu'on canonise, on oublie de parler de l'attention, de la place, des moyens, qui sont de moins en moins alloués à la création ou, pour le dire de façon plus terre à terre et également moins emphatique, à cette valeur fondamentale sans laquelle les œuvres de Yann Paranthoën n'auraient pas été : le temps.

Etienne Noiseau

Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 13:05
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Le 20 septembre dernier, France Culture diffusait Jour 54, un opéra radiophonique de Pierre Jodlowski d’après le roman 53 Jours de Georges Perec. La pièce, coproduite par l’ACR, la direction de la musique et le département des fictions de France Culture concourrait pour le Prix Italia 2009. Si le projet d’opéra radiophonique trouve son origine dans le roman inachevé de Perec, Pierre Jodlowski nous livre ce “54e jour” comme une interprétation très personnelle du texte initial. La composition complexe mêlant voix et musique électronique nous fait rapidement quitter la réalité de l’intrigue policière pour nous faire entrer dans un univers sonore qui en dit autant sur la survivance de Perec aujourd’hui ~ le slam final jongle avec les mots comme pourrait le faire l’Oulipo ~ que sur l’admiration de Jodlowski pour l’auteur. Au final, bien plus qu’une simple variation sur le texte de Perec, c’est une véritable expérience radiophonique perecquienne que nous fait vivre Jour 54, au cours de laquelle l’auditeur est à son tour invité à prolonger l’imaginaire de l’auteur.

L’Ouvroir de Radiophonie Potentielle (Ourapo), fondé au sein d'Arte Radio en 2004 par Thomas Baumgartner et Christophe Rault, est un autre héritier de cette radio perecquienne. Il emprunte à l’Oulipo le travail formel par la contrainte : des pièces radiophoniques sont créées avec une contrainte imposée à chaque étape spécifiquement radiophonique (prise de son, montage, mixage).

Jour 54 (extrait)
Opéra radiophonique de Pierre Jodlowski
Réalisation : Pierre Jodlowski, Marguerite Gateau, Patrick Lerisset
Atelier de Création Radiophonique du 20 septembre 2009

                                    
MarabOuRaPo
Idée : Alexandre Duval
Prises de son : Gil Savoy
Réalisation : Alexandre Duval et Christophe Rault
Arte Radio, mise en ligne du 12 avril 2006

Ce dimanche 25 octobre, nous aurons le plaisir de (re)découvrir un Atelier de Création Radiophonique produit par Georges Perec lui-même : Tentative de description des choses vues au carrefour de Mabillon le 19 mai 1978. Les deux soirées que l’ACR consacre à Perec sont l’occasion de parcourir brièvement l’importante œuvre radiophonique de l’auteur ; Georges Perec a en effet écrit de nombreuses pièces spécialement pour la radio, mais beaucoup d’entre elles n’existent qu’en allemand.

Perec commence son travail pour la radio allemande en 68, au même moment où naît sur France Culture l’Atelier de Création Radiophonique ; s’ensuit alors une collaboration régulière entre Perec et l’émission, son esprit d’expérimentation collant parfaitement bien avec la volonté à l’époque de Jean Tardieu et Alain Trutat d’ouvrir un lieu où inventer de nouvelles formes radiophoniques1. Perec l’écrivain trouve à la radio un nouveau terrain d’expression : “Très vite, je m’aperçus qu’une partie de mes préoccupations formelles, de mes interrogations sur la valeur, le pouvoir, les fonctions de l’écriture pouvaient trouver [à la radio] des réponses, des solutions que je ne parvenais pas à trouver dans le cadre de mes recherches purement romanesques”2.

En Allemagne, Perec pratique le hörspiel, dont la traduction française “jeu pour l’oreille” révèle le côté ludique et expérimental qui convenait parfaitement au joueur de mots de l’Oulipo : écriture à contraintes, variations sur un même thème, joutes verbales sont les composantes d’un travail radiophonique très oulipien.

Mabillon. Le 19 mai 1978. Il est dix heures moins vingt. Le temps est pluvieux. “Il y a beaucoup de choses place Saint Sulpice (...) Un grand nombre, sinon la plupart, de ces choses ont été décrites, inventoriées, photographiées, racontées ou recensées. Mon propos dans les pages qui suivent a plutôt été de décrire le reste : ce que l’on ne note généralement pas, ce qui ne se remarque pas, ce qui n’a pas d’importance : ce qu’il se passe quand il ne se passe rien, sinon du temps, des gens, des voitures et des nuages.”3 Le 19 mai 1978, posté dans une camionnette garée au carrefour Mabillon à Paris (place Saint Sulpice à l’angle du boulevard Saint-Germain), Perec va décrire pendant près de six heures le spectacle de la rue, enregistré au Nagra par Michel Creis. Il met en œuvre à la radio un projet qu’il ne mènera pas à terme : décrire minutieusement chaque mois, pendant douze ans, deux lieux parisiens choisis pour leur importance affective. L’expérience auditive est fascinante : Perec décrit en temps réel le passage des gens, des bus, des voitures, commente les tenues, le temps qu’il fait, les coiffures, “les cocotiers sont arrivés”, “Galeries Lafayette”, “les cocotiers sont parmi nous” ; les phrases sont ponctuées par le passage du feu au rouge, le rythme s’établit au gré de la circulation, il accélère aux heures de pointe et ralentit quand la rue s’apaise. Perec réussit à hypnotiser l’auditeur. L’auteur exploite la dimension immédiate, vivante du direct radio. La poésie se moule parfaitement dans les contraintes temporelles de la communication radiophonique. Des six heures initiales, l’ACR n’en a gardé que deux, auxquelles se mêle la lecture par la voix enjouée de Claude Piéplu de l’inventaire de tous les “manteaux rouges”, “2 CV vert pomme” et “bus 95” passés ce jour-là.

Pour Perec, la radio était une véritable écriture du son et de la voix. Dimanche 25 octobre à 23h, c’est une autre radio que vous entendrez sur France Culture, une radio qui par l’imaginaire vous plongera dans l’infra-ordinaire sonore et poétique.

Poursuite de Perec et la radio sur le net :
    • un article de 1997 d’Hans Hartje, Georges Perec et le “neues horspiel” allemand
    • le site de l’Ourapo et sa définition sur Wikipedia
    • Twentative d’épwisement d’un lieu parisien sur Twitter, par Thomas Baumgartner

Marie James

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1 Perec a écrit plusieurs textes pour la radio qui ont été par la suite adaptés à l’ACR : Un diable dans la bibliothèque, de et d'après Georges Perec, par René Farabet avec Claude Piéplu, première diffusion le 15 mars 1992 ; Diminuendo (texte de Perec, musique de Bruno Gillet), Souvenirs d’un voyage à Thouars (partition graphique de Perec jouée par le GRM), pièces diffusés dans l’ACR du 4 avril 1982 consacré à Perec.
2 Georges Perec, “Brouillon inédit” cité par David Bellos, George Perec, une vie dans les mots, Seuil, 1994.
3 Georges Perec, Tentative d’épuisement d’un lieu parisien, Editions Christian Bourgeois, 1975.

~

[Mise à jour 12/12/2010 : Compléments de documentation à lire ici]

Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 08:00
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En 1975, un groupe de chercheurs canadiens, emmené par Raymond Murray Schafer au sein du World Soundscape Project, visitait cinq villages d'Europe dont Lesconil, petit port du Finistère Sud. Leur but était de recueillir le paysage sonore des lieux par des enregistrements et des relevés d'écoute, ainsi que des entretiens avec les habitants.

Cinq ans plus tard en 1980, Yann Paranthoën voulut savoir si le paysage avait changé et y promenait deux magnétophones : l'un pour faire entendre aux habitants les mêmes questions de Murray Schafer, l'autre pour recueillir leurs réponses et courir la grève à la recherche des signaux acoustiques de leur milieu de vie. Il constatait par exemple l'abandon de la criée à voix haute, l'augmentation du bruit de fond automobile et aérien qui s'était mis à masquer certains sons, la survivance, au contraire, d'autres empreintes sonores particulières (la fameuse “vache”). Prix Italia 1980, Questionnaire pour Lesconil ~ qui ne fait malheureusement pas partie (pour l'instant) des quelques œuvres du documentariste breton à avoir été éditées en CD [*] ~ reste un essai radiophonique essentiel pour comprendre les relations qu'on entretient consciemment ou non avec son environnement sonore.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. En 2009, c'est Christophe Rault, grand admirateur de Paranthoën, qui s'est rendu sur les traces de ses illustres prédécesseurs, afin de capter un instantané du paysage sonore de Lesconil quelques vingt années après. Quel est ce paysage aujourd'hui, alors que climatiseurs et autres souffleries s'y sont bien installés ? Pour le savoir, il faut écouter Les Passagers de la nuit sur France Culture, ce mardi 13 octobre, peu après 23h. En attendant, voici un extrait de l'audioblog de Christophe, où il avait cru entendre la “vache de Lesconil”... un peu trop loin, à Doëlan. Le fait est que les balises responsables de ces sifflements fantômatiques existent un peu partout sur la côte ~ mais de moins en moins, signale un commentaire sur le blog.

PS : Les résultats des recherches du World Soundsape Project ont récemment fait l'objet d'une nouvelle édition, augmentée d'une étude du même type menée en 1999-2000. On peut en lire et en écouter des extraits sur le site du CRESSON, laboratoire du CNRS à Grenoble qui a mené l'étude de terrain à Lesconil.

Etienne Noiseau

[* MÀJ 14/01/10 : Dans cet article, nous regrettions que Questionnaire pour Lesconil n'eût pas encore été édité, cela fut fait quelques semaines plus tard, en décembre 2009, par l'association Phonurgia Nova. Depuis, nous en avons parlé ici et .]

Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 10:05
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Dans un article (en anglais) paru dans le dernier numéro de la revue canadienne Wi: Journal of Mobile Media, l'artiste Anna Friz revient sur la radio en tant qu'objet matériel d'expression, pratique qu'elle estime sous-exploitée. Ici, on ne parle pas de la radio traditionnelle qui délivre des messages préfabriqués n'allant que dans un seul sens, mais de l'entièreté du phénomène radiophonique, certes invisble mais pas impalpable, que chacun, donc, peut potentiellement investir, fabriquer ou détourner vers d'autres destinations.

Friz pose d'abord un regard en arrière sur l'invention du Theremin, premier outil artistique à utiliser autrement la technologie radio. Instrument que l'on joue en apposant ses mains à distance de deux antennes (l'une pour contrôler la hauteur des sons, l'autre l'intensité), le Theremin offre au regard l'expression d'une imbrication étroite entre humain et technologie. En filiation, selon elle (même s'il s'en défend, trouvant le Theremin trop restreint), se situe Tetsuo Kogawa, un des acteurs du mouvement “Mini-FM” au Japon.
    Le boum japonais des radios libres au début des années 80 fut très différent de celui qu'on connut en Europe. Contraint par la législation à émettre à des puissances très faibles (en-dessous du Watt), il prit le visage de multiples micro-communautés qui, dans le Tokyo densément peuplé, pouvaient se réunir autour d'une station de radio émettant sur la distance d'un immeuble ou deux. Faire de la radio devenait un prétexte pour se rassembler physiquement. On ne pouvait se laisser toucher à distance. Chercher la fréquence sur son poste poussait à se rapprocher du studio.
    Dans un souci de transmission du savoir, Tetsuo Kogawa propose fréquemment de construire en direct un mini-émetteur FM sous les yeux du public invité à s'assembler autour de lui. Puis avec ce même émetteur, allié à quelques autres ainsi qu'à des postes de radio tout à fait ordinaires, il joue physiquement avec les interférences et les battements d'ondes dans une esthétique minimaliste. Dans l'acception de Kogawa, la radio n'est en rien un phénomène distant et désincarné.

Si au bout du compte l'emploi des phénomènes radiophoniques comme moyen d'expression artistique pourrait avoir un résultat qui ne serait pas même audible, Anna Friz, elle, travaille le médium au corps en y injectant toutes les traces de physicalité radiodiffusée qu'on qualifie ordinairement de rebuts : toussotements, parasites dans le micro, bruits de manipulation, inspiration d'air, etc. La radio est à la fois la source, le sujet et le médium de ses œuvres. En performance ou en installation, elle joue sur le caractère instable de la transmission radiophonique, perturbée par les émissions radios de forte puissance qui préexistent autour d'elle ou simplement par la présence corporelle du public.


    • Anna Friz ~ écouter Inhale/Suspend sur Silence Radio.
    • Tetsuo Kogawa ~ lire A Micro Radio Manifesto.

 

 

 

 

 

Tetsuo Kogawa en 1981 à Tokyo, en conversation avec Felix Guattari,
à New-York en 1991 pour un workshop de construction d'émetteur mini-FM

et à Graz (Autriche) en 2008 lors d'une performance publique radiodiffusée par Kunstradio.
Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 12:08
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